La femme rurale : de la marginalisation à la prise de décision

Objectif général du projet :

Faire des droits économiques et sociaux un outil de coopération et non pas de confrontation entre les femmes rurales et leur employeur dans les régions de Mounastir et de Sidi Bouzid : vulgariser la conception positive que les droits économiques et sociaux peuvent être un facteur de conciliation d’une dualité : l’entreprenariat et la justice sociale ; en prenant comme véhicule de travail pour le projet les femmes rurales et deux de leurs droits économiques et sociaux : leurs conditions de travail et l’accès aux soins de santé ; et en concentrant les activités du projet sur quatre Délégations de Sidi Bouzid et quatre Délégations de Sousse. Et ce pour dégager aux termes de ce projet un « modèle » de conception et de mise en pratique de ces droits, qui peut être proposé et généralisé à d’autres employeurs et à d’autres régions de la Tunisie.

Ce projet s’est donné quatre objectifs :

Le premier objectif

la prise de conscience chez la femme rurale de la valeur de son rôle économique, social et politique

Le deuxième objectif

préparer la femme rurale à la bataille du développement économique et social de la région et du pays.

Le troisième objectif

faire prendre conscience à la femme rurale de l’importance de sa participation aux prochaines élections et de l’y préparer un peu.

Le quatrième objectif

ce projet doit servir à structurer l’association MADRASSA et sa capacité à monter rapidement des équipes de projet capables de travailler en équipe, efficacement et d’exécuter rapidement et avec succès un projet.

Dr NOURY rencontre les femmes rurales et discute avec elles de leur rôle dans la construction de la nouvelle Tunisie.

Dr NOURY discute avec les femmes rurales et leur fait prendre conscience de leur rôle social, économique et politique. 

Il nous semble que, pour illustrer les résultats de notre projet et ses effets sur la prise de conscience de la femme rurale à Sidi Bouzid, il n’y a pas mieux que : « le témoignage de Messouda » dans une interview accordée à la télévision nationale qui a couvert cette campagne de sensibilisation des femmes rurales.

 

« le témoignage de Messouda »

Dans ce reportage Madame Messouda, une femme simple qui n’a pas bénéficié d’instruction, après avoir rappelé ses conditions de vie difficiles en tant que femme rurale,  a exprimé trois messages principaux :

1 – je suis autodidacte, j’ai appris la broderie en tant qu’amateur et je la maîtrise bien: je comprends maintenant que j’ai un métier, que je peux et je veux en faire un véritable projet, gagner ma vie et créer quelques emplois avec moi pour les femmes de mon entourage .

La speakerine de la télévision fait alors le commentaire suivant dans lequel elle reprend le titre de notre projet : voilà une confiance acquise, un obstacle dépassé, une femme qui passe « de la marginalisation à la prise de décision ».

2 – avant le projet, quand je m’occupais de mes vaches ou que je participais aux récoltes, je pensais faire cela uniquement pour subvenir à mes besoins ; je me rends compte maintenant que ce faisant je participe à l’économie du pays ; j’ai compris maintenant que si nous les femmes rurales ne faisons pas cela l’économie du pays s’écroule.

3 – la speakerine annonce qu’après cette prise de conscience sociale et économique, Madame Messouda a aussi développé une conscience politique, avant de redonner la parole à Messouda qui déclare  qu’en matière d’élections, avant elle avait voté un peu par hasard ou en fonction de la parenté du candidat ; dorénavant elle a compris qu’elle votera en fonction de la qualité du projet et de la compétence du candidat.