2019 en Tunisie :

l’année du sauvetage ou du naufrage ?

La société tunisienne a atteint un degré d’effondrement économique, de dislocation sociale, de désorganisation administrative, d’appauvrissement, de corruption et de violence tel que si nous ne parviendrons pas à sauver le pays à l’occasion des élections présidentielles et législatives de 2019, alors nous risquons fort de condamner le pays au naufrage.

Ce sauvetage exige l’émergence, à l’issue des élections de 2019, d’un projet de société solide, scientifique, bien étudié capable de sortir le pays de sa crise ; d’un président qui a la compétence, l’intégrité et le courage qui lui permettront de mettre en œuvre ce projet et de monter une équipe qui veillera à son application ; un parlement fait d’une majorité de députés qui bénéficie de la compétence et du sens de la responsabilité et de l’intérêt général qu’exigent  la mobilisation contre le déclin du pays.

L’initiative Nejma (« l’étoile de la Tunisie ») vise à créer ces trois conditions du sauvetage de la Tunisie en 2019.

Questions clés pour 2019, déterminantes pour l’avenir de la Tunisie

Voici les questions qui vont déterminer l’avenir de la Tunisie en 2019 et que nous les citoyens et l’élite indépendante devrons débattre et conduire à une bonne fin :

1- le respect des échéances électorales

le respect des échéances électorales pour les élections présidentielles et législatives de 2009. Ces échéances sont prévues par la constitution et leur date est automatiquement fixée par celle des dernières élections présidentielles et législatives et par la durée des mandats. Évoquer leur report c’est commettre trois fautes graves à l’encontre de la Tunisie : truquer les élections et fausser le résultat dès maintenant en décourageant les électeurs les candidats et en semant le doute et la méfiance dans leur esprit pour les pousser à s’abstenir ; mettre en péril la transition démocratique et faire douter le monde entier de notre sincérité démocratique ; assurer le triomphe de la corruption en créant la perturbation, la confusion, le doute de légitimité et la fragilité des pouvoirs.

2- L’ordre des élections

L’ordre des élections : les présidentielles d’abord ou les législatives d’abord ?
Il est de l’intérêt du peuple et du pays d’organiser les élections présidentielles d’abord. Mais il est de l’intérêt des partis politiques d’organiser les législatives d’abord.

3- La loi électorale

La loi électorale : particulièrement le droit de vote (acquis par l’inscription sur les listes électorales ou par la simple présentation de la carte d’identité ?) ; la qualité et le nombre des parrainages de candidature pour les présidentielles ; l’égalité de traitement entre les listes des partis et les listes indépendantes, la date de sortie de la loi. D’autres aspects comme la candidature par liste ou individuelle sont moins importants pour les prochaines élections législatives et présidentielles.

4- L'inscription sur la liste électorale

Le processus d’inscription des citoyens sur les listes électorales : quand, quelle durée, quelles actions de sensibilisation, qui en est responsable… ?